
Site dédié au métier d'ambulancier avec toutes les informations relatives à cette profession. Les concours d'entrées en formation (épreuves physiques, conduite...), les adresses des écoles en France, les qualités requises pour ce métier, le contenu de la formation CCA, la réforme du CCA, des adresses utiles pour tous renseignements, une foire aux questions etc... .
Si ce petit site peut vous donner quelques infos ou vous permettre d'avoir le courage de vous lancer dans une reconversion professionnelle alors il n'aura pas servi à rien !
- Arrêté signé en janvier 2006 par Monsieur Xavier BERTRAND, ministre de la santé.
- Date effective d'application : 1er Janvier 2007
- Temps de scolarité : 630 heures
- Abandon du "CCA aménagé"
- 8 voies d'accès possibles : la voie scolaire, la promotion professionnelle, les contrats d'apprentissage, les contrats de professionnalisations et les validations des acquis de l'expérience... .
Les différentes voies d'accès
voie scolaire
voie de l'apprentissage
voie de la réinsertion professionnelle
voie des auxiliaires ambulanciers ayant un an de pratique professionnelle et un diplôme
voie des candidats ayant exercé les fonctions d'auxiliaires ambulanciers ayant un an de pratique professionnelle
voie des auxiliaires ambulanciers ayant un mois d'exercice professionnel
voie des titulaires du DEAVS
voie des titulaires du DPAS
COMMENT S'ARTICULE LA NOUVELLE FORMATION ?
8 modules de formation théorique, dont 4 en commun avec les aides soignant(e)s , soit 13 semaines :
MODULE 1 : gestes d'urgence
MODULE 2 : état clinique (commun avec les aides-soignant(e)s)
MODULE 3: hygiène et prévention
MODULE 4 : ergonomie (commun avec les aides-soignant(e)s)
MODULE 5: relation, communication (commun avec lesaides-soignant(e)s)
MODULE 6: sécurité des transports sanitaires
MODULE 7 : transmission des informations et gestion administrative (commun avec les aides-soignant(e)s)
MODULE 8: règles et valeurs professionnelles.
+ 3 STAGES : soit 5 semaines.
- médecine, personnes agées ou handicapées, pédiatrie ou rééducation fonctionnelle (1 semaine).
- stage en entreprise de transport sanitaire (2 semaines)
- stage en SAMU ou SMUR, si possible en salle d'accouchement, optionnel ou supplémentaire en service d'urgences (UPATOU).
Les épreuves de sélection comprennent :
Une épreuve d'admissibilité qui comporte
- un sujet de français du niveau brevet des collèges , à partir d'un texte de culture générale
- et un sujet d'arithmétique portant sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. .
Aucune condition de diplôme n'est requise pour se présenter à l'épreuve d'admissibilité
sont dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité :
- les candidats titulaires d'un diplôme homologué au niveau IV , délivré en France.
- Les candidats titulaires d'un diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au niveau V, délivré en France
- Les candidats titulaires d'un diplôme étranger leur permettant d'accéder directement à des études universitaires dans le pays où il a été obtenu.
- Les candidats ayant été admis en formation d'auxiliaires médicaux
Une épreuve d'admission
L'épreuve orale d'admission est notée sur 20 points , elle a une durée de 20 minutes maximum.
Sont dispensés de cette épreuve , les candidats ayant exercé les fonctions d'auxiliaire ambulancier pendant un durée d'au moins un an, dans une ou plusieurs entreprises de transport sanitaire.
Pour se présenter aux épreuves de sélection, le candidat provenant de la voie scolaire doit :
-s'être pré-inscrit dans la formation
- disposer d'un permis de conduire conforme à la réglementation
- fournir l'attestation préfectorale d'aptitude à la conduite d'ambulance après examen médical
- fournir un certificat médical de non contre indication à la profession délivré par un médecin agréé
- fournir un certificat médical de vaccinations(Vaccins obligatoires :
(1) antidiphtérique
(2) antitétanique
(3) antipoliomyélique
(4) Contre l’hépatite B
(5) Contre la typhoïde
(6) BCG (Il n’y a plus d’obligation de revaccination après une première vaccination , même en cas d’IDR négative)
Le médecin peut, si aucune preuve écrite ne peut être apportée, prendre en compte une cicatrice vaccinale comme étant une preuve de la vaccination par le BCG, sauf pour les personnes ayant reçues une vaccination antivariolique
La vaccination contre la grippe sera obligatoire à partir d’octobre 2007.)
- fournir l'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence de niveau 1
Une épreuve d'admissibilité qui consiste en une épreuve écrite, de 2 heures, notée sur 20 points
Aucune condition de diplôme n'est requise pour se présenter à l'épreuve d'admissibilité
sont dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité :
- les candidats titulaires d'un diplôme homologué au niveau IV , délivré en France.
- Les candidats titulaires d'un diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au niveau V, délivré en France
- Les candidats titulaires d'un diplôme étranger leur permettant d'accéder directement à des études universitaires dans le pays où il a été obtenu.
- Les candidats ayant été admis en formation d'auxiliaires médicaux
Une épreuve d'admission
L'épreuve orale d'admission est notée sur 20 points , elle a une durée de 20 minutes maximum.
Sont dispensés de cette épreuve , les candidats ayant exercé les fonctions d'auxiliaire ambulancier pendant un durée d'au moins un an, dans une ou plusieurs entreprises de transport sanitaire.
Pour se présenter aux épreuves de sélection, le candidat doit :
-Disposer d'un contrat d'apprentissage
- fournir l'attestation préfectorale d'aptitude à la conduite d'ambulance après examen médical
- fournir un certificat médical de non contre indication à la profession délivré par un médecin agréé
- fournir un certificat médical de vaccinations(Vaccins obligatoires :
(1) antidiphtérique
(2) antitétanique
(3) antipoliomyélique
(4) Contre l’hépatite B
(5) Contre la typhoïde
(6) BCG (Il n’y a plus d’obligation de revaccination après une première vaccination , même en cas d’IDR négative)
Le médecin peut, si aucune preuve écrite ne peut être apportée, prendre en compte une cicatrice vaccinale comme étant une preuve de la vaccination par le BCG, sauf pour les personnes ayant reçues une vaccination antivariolique
La vaccination contre la grippe sera obligatoire à partir d’octobre 2007.)
- fournir l'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence de niveau 1
Les épreuves de sélection comprennent :
Une épreuve d'admissibilité qui comporte
- un sujet de français du niveau brevet des collèges , à partir d'un texte de culture générale
et un sujet d'arithmétique portant sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques.
Aucune condition de diplôme n'est requise pour se présenter à l'épreuve d'admissibilité
sont dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité :
- les candidats titulaires d'un diplôme homologué au niveau IV , délivré en France.
- Les candidats titulaires d'un diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au niveau V, délivré en France
- Les candidats titulaires d'un diplôme étranger leur permettant d'accéder directement à des études universitaires dans le pays où il a été obtenu.
-Les candidats ayant été admis en formation d'auxiliaires médicaux
Une épreuve d'admission
L'épreuve orale d'admission est notée sur 20 points , elle a une durée de 20 minutes maximum.
Sont dispensés de cette épreuve , les candidats ayant exercé les fonctions d'auxiliaire ambulancier pendant un durée d'au moins un an, dans une ou plusieurs entreprises de transport sanitaire.
Pour se présenter aux épreuves de sélection, le candidat provenant de la réinsertion professionnelle doit :
- Disposer d'un contrat de professionnalisation
- disposer d'un permis de conduire conforme à la réglementation
- fournir l'attestation préfectorale d'aptitude à la conduite d'ambulance après examen médical
- fournir un certificat médical de non contre indication à la profession délivré par un médecin agréé
- fournir un certificat médical de vaccinations(Vaccins obligatoires :
(1) antidiphtérique
(2) antitétanique
(3) antipoliomyélique
(4) Contre l’hépatite B
(5) Contre la typhoïde
(6) BCG (Il n’y a plus d’obligation de revaccination après une première vaccination , même en cas d’IDR négative)
Le médecin peut, si aucune preuve écrite ne peut être apportée, prendre en compte une cicatrice vaccinale comme étant une preuve de la vaccination par le BCG, sauf pour les personnes ayant reçues une vaccination antivariolique
La vaccination contre la grippe sera obligatoire à partir d’octobre 2007.)
- fournir l'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence de niveau 1
ayant exercé cette fonction pendant une durée continue d'au moins un an
et titulaires (art 16) :
- d'un diplôme homologué au niveau IV (bac), délivré en France.
- d'un diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au niveau V(CAP, BEP), délivré en France
- d'un diplôme étranger leur permettant d'accéder directement à des études universitaires dans le pays où il a été obtenu.
- ainsi que les auxiliaires ambulanciers ayant été admis en formation d'auxiliaires médicaux
Peuvent être admis à suivre la formation conduisant au diplôme d'ambulancier,
pendant une durée continue d'au moins un an mais
non titulaire :
- d'un diplôme homologué au niveau IV (bac), délivré en France.
- d'un diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au niveau V(CAP, BEP), délivré en France
- d'un diplôme étranger leur permettant d'accéder directement à des études universitaires dans le pays où il a été obtenu.
- ainsi que les auxiliaires ambulanciers ayant été admis en formation d'auxiliaires médicaux
Sont dispensés de l'épreuve orale d'admission
Article 8 : ils sont dispensés du stage de découverte
Ils ne sont pas dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité
Les épreuves de sélection comprennent :
Une épreuve d'admissibilité qui comporte :
- un sujet de français du niveau brevet des collèges , à partir d'un texte de culture générale
- et un sujet d'arithmétique portant sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques.
Aucune condition de diplôme n'est requise pour se présenter à l'épreuve d'admissibilité
sont dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité :
- les candidats titulaires d'un diplôme homologué au niveau IV , délivré en France.
- Les candidats titulaires d'un diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au niveau V, délivré en France
- Les candidats titulaires d'un diplôme étranger leur permettant d'accéder directement à des études universitaires dans le pays où il a été obtenu.
- Les candidats ayant été admis en formation d'auxiliaires médicaux
Une épreuve d'admission
L'épreuve orale d'admission est notée sur 20 points , elle a une durée de 20 minutes maximum.
Sont dispensés de cette épreuve , les candidats ayant exercé les fonctions d'auxiliaire ambulancier pendant un durée d'au moins un an, dans une ou plusieurs entreprises de transport sanitaire.
Les épreuves de sélection comprennent :
Une épreuve d'admissibilité
- un sujet de français du niveau brevet des collèges , à partir d'un texte de culture générale
- et un sujet d'arithmétique portant sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques.
Aucune condition de diplôme n'est requise pour se présenter à l'épreuve d'admissibilité
sont dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité :
- les candidats titulaires d'un diplôme homologué au niveau IV , délivré en France.
- Les candidats titulaires d'un diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au niveau V, délivré en France
- Les candidats titulaires d'un diplôme étranger leur permettant d'accéder directement à des études universitaires dans le pays où il a été obtenu.
- Les candidats ayant été admis en formation d'auxiliaires médicaux
Une épreuve d'admission
L'épreuve orale d'admission est notée sur 20 points , elle a une durée de 20 minutes maximum.
Sont dispensés de cette épreuve , les candidats ayant exercé les fonctions d'auxiliaire ambulancier pendant un durée d'au moins un an, dans une ou plusieurs entreprises de transport sanitaire.
Pour se présenter aux épreuves de sélection, le candidat auxiliaire ambulancier depuis au moins un mois doit :
- s'être pré-inscrit dans la formation
- fournir l'attestation de l'employeur d'exercice en qualité d'auxiliaire ambulancier depuis au moins un mois
(Diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale)
Les candidats titulaires d'un DEAVS ne sont pas soumis à la sélection
les candidats s'inscrivent dans un institut de formation
les candidats titulaires d'un DEAVS sont dispensés des modules de formation 4, 5 et 7
Ils doivent suivre les modules 1, 2, 3, 6 et 8 ainsi que les stages correspondant à ces derniers.
(Diplôme professionnel d'aide-soignant)
Les candidats titulaires d'un DPAS ne sont pas soumis à la sélection
les candidats s'inscrivent dans un institut de formation
les candidats titulaires d'un DPAS sont dispensés des modules de formation 1, 3, 6 et 8
Ils doivent suivre les modules 1, 3, 6 et 8 ainsi que les stages correspondant à ces derniers.
Dans ce CCA réformé vous n'aurez plus d'épreuve physique, ni d'épreuve de conduite à passer. Au sujet de la conduite.. Sachez que la prudence, même d'urgence doit toujours primer. En effet, pour les épreuves de conduites celles ci seront validées tout au long de votre stage de découverte.(stage de 140h)
Cependant, 4 critères sont définis et doivent être validées pendant le stage de 140h (nombres d'heures obligatoires soit 35h pas semains pendant un mois, non négociable ) :
- Aptitude physique ( agilité, résistance, port de charges, ergonomies )
- Motivation personnelle
- Exactitude & rigueur
- Maîtrise d'un véhicule sanitaire.
Un candidat sera jugé inapte si un des 4 critères est jugé insuffisant.
1 ou 2 mois après la fin des inscriptions vous serez convoqués, pour les oraux (sauf si vous êtes dispensés) et les écrits.
La note de toutes les évaluations permettra d'établir le classement pour l'admission a l'école.
Module 1. Les gestes d’urgence(haut de page)
Compétence. Dans toute situation d’urgence, assurer les gestes adaptés à l’état du patient
Objectifs de formation
Etre capable de :
- alerter les autorités compétentes de l’évolution de l’état du patient ;
- mettre en oeuvre les gestes de secours et d’urgence adaptés à la situation du patient, dans le respect des règles de sécurité et de confort ;
- protéger le patient face à son environnement ;
- installer le patient en position de sécurité en lien avec sa situation et son état ;
- assurer le conditionnement du patient en vue de son évacuation ou de son transport.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux :
Les gestes de l’urgence dans le contexte du patient :
- notions sur la physiopathologie permettant d’identifier les états d’urgence (détresse respiratoire, cardiovasculaire, traumatismes...) ;
- identification des gestes adaptés à mettre en oeuvre et ceux à éviter selon les situations et l’état du patient.
L’accouchement inopiné :
- connaissance des notions sur la physiologie de l’accouchement ;
- identification des principales caractéristiques et les besoins d’un nouveau-né.
L’approche d’un patient agité et/ou agressif :
- notions sur les différents états d’agitation ;
- connaissance des procédures médico-légales.
Les règles d’hygiène, de sécurité et de confort.
Pratiques
Concours à la gestion d’une situation d’urgence :
- protéger et mettre le patient en position d’attente et de confort ;
- assurer la protection thermique ;
- mettre en position latérale de sécurité ;
- désobstruer les voies aériennes supérieures et mettre en oeuvre une ventilation assistée avec oxygénothérapie (sans intubation) ;
- mettre en oeuvre une défibrillation externe ;
- arrêter une hémorragie : tampon compressif et points de compression ;
- appliquer les techniques d’immobilisation ;
- connaître la conduite à tenir devant une plaie cutanée, une brûlure, une intoxication ;
- savoir aider l’équipe médicale à la préparation du matériel (perfusion, intubation...) ;
- savoir les gestes à faire et ceux à éviter en cas de risques NRBC.
Concours à la prise en charge d’un accouchement inopiné :
- recueillir les informations sur l’état d’avancement du travail en vue de les transmettre (rythme et durée des contractions) ;
- appliquer les gestes d’urgence d’un accouchement : préparer le matériel d’accueil du bébé et la prise en charge de la mère (clamper le
cordon)...
Concours à la prise en charge d’un patient agité :
- évaluer la gravité de l’agitation et appliquer les mesures de sécurité pour le patient, l’entourage et lui-même.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence
L’enseignement en physiopathologie doit être suffisant pour permettre au candidat d’identifier les signes d’alerte afin de mettre en oeuvre
les procédures d’urgence adaptées, sans entrer cependant dans un niveau de détails trop important afin de rester dans le cadre des missions
de l’ambulancier.
Evaluation
Critères de résultat :
- les informations sur l’environnement du patient et les informations cliniques essentielles pour la réalisation des gestes de secours sont
recherchées et prises en compte ;
- l’installation du patient en position de sécurité est assurée en fonction de son état ;
- la réalisation des gestes d’urgence est correcte ;
- le matériel nécessaire au conditionnement du patient est prévu avant son évacuation ou son transport.
Critères de compréhension :
- le candidat fait le lien entre les informations recueillies sur le patient et son environnement et les gestes à mettre en oeuvre ;
- le candidat adapte la position de sécurité à l’état du patient et utilise avec exactitude et pertinence les gestes d’urgence ;
- le candidat suit avec rigueur les consignes et procédures pour l’évacuation et le transport du patient.
Pour valider le module 1, le candidat devra fournir l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 2 ou un équivalent
reconnu par le ministère chargé de la santé.
Module 2. L’état clinique d’un patient(haut de page)
Compétence. Apprécier l’état clinique d’un patient
Objectifs de formation
Etre capable de :
- identifier les anomalies au regard des paramètres habituels liés aux âges de la vie ;
- évaluer la situation initiale ;
- observer l’état général et les réactions du patient ;
- identifier les signes de détresse et de douleur ;
- évaluer les paramètres vitaux en utilisant les outils spécifiques et identifier les anomalies ;
- identifier les risques liés à l’état du patient, à la pathologie annoncée ou suspectée et à la situation du patient ;
- recueillir les éléments d’un bilan ;
- veiller au bon fonctionnement des appareillages et dispositifs médicaux.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux :
Anatomie et physiologie du corps humain : les organes des sens, les systèmes neuromusculaire, osseux, cardio-circulatoire, respiratoire, urogénital,
digestif, endocrinien.
Anatomie et physiologie de la peau et des muqueuses
Situations pathologiques et conséquences sur l’état clinique du patient : la maladie aiguë, la maladie chronique, les situations d’urgence, les situations de fin de vie, la douleur et son expression, la souffrance.
Notion de maladie :
- lien entre santé et maladie ;
- maladie somatique et maladie psychique ;
- les processus pathologiques ;
- les situations de soins.
Paramètres vitaux :
- mesure quantitative et qualitative ;
- signes d’alerte.
Sémiologie et vocabulaire médical : signes, symptômes, syndrome, diagnostic, maladie.
Démarche d’observation d’une situation : signes cliniques, changement de l’état clinique, alerte et urgence.
Règles d’hygiène et de sécurité dans la mesure des paramètres vitaux.
Pratiques
Mesure des paramètres vitaux chez l’adulte et chez l’enfant : pulsations, température, pression artérielle, fréquence respiratoire,
conscience...
Surveillance des signes cliniques : couleur de la peau et des téguments, vomissements, selles, urines.
Observation de la douleur et du comportement.
Réalisation de prélèvements non stériles : selles, urines, expectorations.
Utilisation des outils de mesure.
Transcription de la mesure des paramètres vitaux : réalisation de courbes de surveillance.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence :
L’enseignement en anatomie et physiologie doit être suffisant pour appréhender le fonctionnement général du corps humain, sans entrer dans
un niveau de détails trop importants (description du fonctionnement des grands systèmes sans entrer dans l’anatomie de chaque organe)
préjudiciables à une compréhension globale.
Les connaissances relatives aux paramètres vitaux doivent viser l’exactitude de leur mesure.
L’identification des signes et des seuils d’alerte est approfondie et comprise en liaison avec les situations à risque.
Les modalités de signalement de l’alerte en cas de risques sont développées.
Evaluation
Critères de résultat :
- la mesure des différents paramètres (température, diurèse, fréquence cardiaque, tension artérielle, fréquence respiratoire) est effectuée avec fiabilité ;
- les changements d’état et situations à risque sont repérés et les interlocuteurs compétents sont alertés en fonction du degré de risque.
Critères de compréhension :
- le candidat explique comment il observe l’état du patient et fait le lien entre les résultats de cette observation et les risques potentiels ;
- le candidat identifie des signes de détresse et de douleur en lien avec l’état et la pathologie du patient ;
- le candidat fait des liens entre les modifications de l’état du patient et les risques potentiels.
Module 3. Hygiène et prévention(haut de page)
Compétence. Respecter les règles d’hygiène et participer à la prévention de la transmission des infections.
Objectifs de formation
Etre capable de :
- identifier et choisir le matériel et les produits appropriés ;
- doser et utiliser les produits en fonction des procédures et des fiches techniques ;
- utiliser les techniques de nettoyage appropriées, notamment pour lutter contre les infections nosocomiales, en appliquant les protocoles
et les règles d’hygiène et de sécurité ;
- identifier et respecter les circuits d’entrée, de sortie et de stockage du linge, des matériels et des déchets ;
- utiliser les techniques de rangement et de stockage adaptées ;
- apprécier l’efficacité des opérations d’entretien et identifier toute anomalie ;
- repérer toute anomalie dans le fonctionnement des appareils médicaux et alerter.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux :
Infection et désinfection :
- les mécanismes de l’infection ;
- les techniques de nettoyage, de bio-nettoyage, de désinfection et de stérilisation ;
- prévention des risques liés à l’infection en milieu hospitalier ;
- risques d’accident d’exposition au sang ;
- les risques infectieux dans différents milieux de soins ;
Les maladies nosocomiales.
- prévention des risques liés et à la sécurité en milieu hospitalier ;
- normes d’hygiène publique et de respect de l’environnement ;
- règles d’identification et d’utilisation des matériels et des produits ;
- fiches techniques d’utilisation des matériels et des produits ;
- règles concernant l’isolement des patients ;
- règles concernant l’élimination des déchets ;
- règles concernant le stockage des produits.
L’actualité sanitaire : les plans de santé publique en lien avec l’activité d’un ambulancier.
Pratiques :
Hygiène quotidienne de l’environnement du patient.
Nettoyage, désinfection et contrôle des matériels et du véhicule.
Prévention des infections nosocomiales par l’application des techniques d’entretien des matériels.
Isolement des patients : règles, précautions.
Entretien : nettoyage, désinfection et stérilisation du matériel médico-chirurgical destiné à effectuer des actes aseptiques.
Montage, entretien et surveillance du matériel de soins :
Pour oxygénothérapie ;
Pour aspiration ;
Pour recueil des urines ;
Pour le transport des patients ;
Pour l’hygiène ;
Règles de prévention des accidents d’exposition au sang.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence : le rôle de l’ambulancier dans la prévention des risques et des maladies nosocomiales est approfondi.
Evaluation
Critères de résultat :
- les techniques, les modes opératoires, les matériels et les produits sont adaptés au type de nettoyage réalisé et aux spécificités des
locaux ;
- les règles d’hygiène et de sécurité et les circuits (linge, matériels et déchets) sont respectés et contrôlés.
Critères de compréhension :
- les risques d’infections nosocomiales et les moyens de lutte sont identifiés et expliqués ;
- les conséquences des infections nosocomiales sont identifiées ;
- les erreurs réalisées ou les risques d’erreur et leurs conséquences sont identifiés dans une situation donnée.
Module 4. Ergonomie(haut de page)
Compétence.
Utiliser les techniques préventives de manutention et les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation des patients
Objectifs de formation
Etre capable de :
- identifier et appliquer les principes d’ergonomie et de manutention lors des mobilisations, des aides à la marche et des déplacements ;
- identifier et appliquer les règles de sécurité et de prévention des risques, notamment ceux liés aux pathologies et à l’utilisation du
matériel médical ;
- installer le patient en tenant compte de ses besoins, de sa pathologie, de son handicap, de sa douleur et des différents appareillages médicaux.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux :
Le système locomoteur : anatomie et physiologie, le mouvement.
Le port de charge et ses conséquences sur l’anatomie du corps humain.
Les accidents dorso-lombaires.
Principes et règles d’ergonomie concernant la manutention des patients.
Les différentes méthodes de manutention.
Techniques de prévention des accidents dorsolombaires.
Principes et règles de sécurité concernant les personnes soignées : repérage des positions algiques et antalgiques.
Principes et règles de rangement selon l’accès et le stockage des produits et matériels.
Législation et déontologie concernant l’isolement, la contention, la limitation des mouvements et les droits des patients.
Pratiques
Exercices pratiques : les positions et attitudes professionnelles correctes.
Installation du patient en fonction de son degré d’autonomie et en tenant compte de ses besoins, de sa pathologie, de son handicap, de sa douleur et des différents appareillages médicaux.
Mobilisation, aide à la marche, déplacements.
Prévention des ankyloses et des attitudes vicieuses.
Prévention des chutes.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence :
Les conséquences du port des charges lourdes seront traitées en lien avec des lieux et des conditions d’exercice variées (matériel présent, locaux...).
Le rôle de l’ambulancier dans l’aide au déplacement et à la mobilisation sera précisé en liaison avec les autres professionnels.
Les règles de sécurité et les principes déontologiques seront analysés au regard des situations spécifiques.
Evaluation
Critères de résultat :
- les activités d’installation et de mobilisation du patient des aides à la marche, des déplacements et des transports par brancard sont
réalisés de façon confortable et en sécurité, en tenant compte de son état, sa pathologie éventuelle, son degré d’autonomie et ses besoins,
ainsi que des différents appareillages médicaux ;
- le matériel est choisi de façon correcte, selon les moyens mis à disposition sur le lieu d’exercice ;
- les gestes et postures sont adaptés à l’état de santé du patient.
Critères de compréhension :
- le choix des gestes, des activités, des matériels et des techniques utilisés en fonction de l’état du patient est justifié.
Module 5. Relation et communication(haut de page)
Compétence.
Etablir une communication adaptée au patient et son entourage
Objectifs de formation
Etre capable de :
- écouter le patient et son entourage et prendre en compte les signes non verbaux de communication sans porter de jugement ;
- s’exprimer et échanger en adaptant son niveau de langage, dans le respect du patient et avec discrétion ;
- expliquer le transport réalisé, les raisons d’un geste professionnel et apporter des conseils adaptés ;
- faire exprimer les besoins et les attentes du patient, les reformuler et proposer des modalités adaptées de prise en charge ;
- apporter des informations pratiques adaptées lors de l’accueil dans le service ;
- identifier les limites de son champ d’intervention dans des situations de crise, de violence en prenant du recul par rapport au patient et à
sa situation.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux :
Le développement psychosociologique de l’homme, les relations humaines, l’insertion dans la société, le lien social.
Relation et communication :
- les valeurs et les principes : respect, discrétion, écoute sans jugement, confidentialité ;
- les facteurs influençant la communication.
Information et droits des patients :
- la charte du patient hospitalisé ;
- la loi du 4 mars 2002 relative aux droits du malade ;
- le secret professionnel et le secret médical ;
- le rôle de l’ambulancier dans l’information du patient ;
- la maltraitance : prévention, repérage des signes et transmission aux personnes compétentes.
Soins palliatifs et accompagnement des personnes en fin de vie :
- concept de mort : approche culturelle et religieuse ;
- psychologie et personne en fin de vie ;
- soins palliatifs, soins d’hygiène et de confort des personnes en fin de vie ;
- notions législatives et réglementaires.
Les techniques de communication :
- observation ;
- entretien ;
- communication verbale et non verbale ;
- le jeu et l’animation.
Règles et procédures de communication dans un contexte professionnel ;
Démarche d’information et d’éducation.
Pratiques
Accueil et information du patient et de son entourage ;
Ecoute et reformulation ;
Communication verbale et non verbale ;
Adaptation de la communication aux différentes situations rencontrées dans les soins ;
Accompagnement d’une personne en fin de vie et accompagnement de son entourage ;
Education d’un patient pour favoriser ou maintenir son autonomie ;
Participation à la démarche éthique.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence :
Les techniques de base de la communication sont développées.
Un travail approfondi et personnalisé est réalisé sur le comportement au travail et spécifiquement en relation avec les patients.
Les situations de maltraitance ou présentant des difficultés dans la communication sont analysées.
Evaluation
Critères de résultat :
- une relation de confiance est établie ;
- la communication est adaptée en fonction de l’état de santé du patient/de sa douleur ;
- l’information donnée est comprise par le patient et par son entourage ;
- les attentes du patient sont écoutées, entendues avec respect et prises en compte ;
- des limites sont posées dans les situations d’agressivité, de crise ou de violence.
Critères de compréhension :
- les points forts et les points faibles sont identifiés dans une situation de relation donnée ;
- les difficultés rencontrées dans les situations relationnelles difficiles et les moyens pour y répondre sont explicités ;
- la notion de respect du patient est commentée.
Module 6. Sécurité du transport sanitaire(haut de page)
Compétence. Assurer la sécurité du transport sanitaire
Objectifs de formation
Etre capable de :
- installer le patient en situation de sécurité et de confort ;
- choisir l’itinéraire le plus adapté à la situation du patient ;
- adapter sa conduite en respectant les règles de circulation et sécurité routière spécifiques à l’ambulance, en urgence ou non ;
- maîtriser la lecture des cartes, plans et outils informatiques concordants, afin d’établir le meilleur itinéraire pour un transport confortable ;
- maîtriser les techniques et procédures de transmission ;
- être capable d’établir un constat d’accident ;
- vérifier le bon état de marche du véhicule et en assurer l’entretien courant ;
- veiller au bon fonctionnement du matériel sanitaire embarqué et en assurer l’entretien courant ;
- vérifier avant d’embarquer la présence de tous les documents, matériels et équipements réglementaires et/ou spécifiques.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux.
Le code de la route :
- connaître la réglementation et le code de la route.
Pratiques
Acquérir une conduite adaptée :
- identifier les règles de conduite ;
- identifier les critères de choix d’un itinéraire en fonction des critères de qualité de la route ;
- connaître les effets du transport sur l’organisme ;
- connaître les règles d’élaboration d’un constat d’accident ;
- caractériser les règles de sécurité de la conduite d’urgence ;
Savoir assurer l’entretien courant du véhicule :
- apprendre les rudiments d’entretien courant d’un véhicule et de dépannage simple.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence :
L’enseignement fournit les notions nécessaires à une bonne connaissance de la place de l’ambulancier au sein de l’organisation de la chaîne de secours.
Il fournit les rudiments de mécanique permettant d’assurer un entretien courant du véhicule te les réparations des pannes simples.
Il permet à l’ambulancier de connaître les règles de sécurité et de confort habituelles de conduite d’une ambulance.
Evaluation
Critères de résultat :
- les règles de circulation et de sécurité routière spécifiques à l’ambulance sont respectées ;
- la lecture d’une carte est maîtrisée de façon à trouver l’itinéraire le plus adapté à la situation du patient ;
- la réalisation d’un constat d’accident est maîtrisée ;
- les procédures d’entretien courant d’un véhicule et de vérification des matériels sont respectées.
Critères de compréhension :
- le candidat fait le lien entre état du patient et adaptation de la conduite et de l’itinéraire ;
- le candidat suit avec rigueur les procédures de transmission et de transport ainsi que celles d’entretien du véhicule.
Module 7. Transmission des informations et gestion administrative(haut de page)
Compétence. Rechercher, traiter et transmettre les informations pour assurer la continuité des soins
Objectifs de formation
Etre capable de :
- identifier et rechercher les informations nécessaires sur les précautions particulières à respecter lors de la prise en charge d’un patient
et permettant de prendre en compte la culture du patient, ses goûts... ;
- transmettre les informations liées à la prise en charge et alerter en cas d’anomalie par oral, par écrit ou en utilisant les outils
informatisés ;
- s’exprimer au sein de l’équipe soignante en utilisant un langage et un vocabulaire professionnel ;
- renseigner des documents assurant la traçabilité des soins en appliquant les règles ;
- rechercher et organiser / hiérarchiser l’information concernant le patient ;
- discerner les informations à transmettre dans le respect des règles déontologiques et du secret professionnel.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux :
- information et continuité des soins ;
- transmissions des données : la fonction d’alerte, la fonction de surveillance, la fonction d’évaluation ;
- informatique : notions globales, application à la santé, règles d’informatique et libertés ;
- dossier de soins : composition du dossier de soins, réglementation, responsabilité ;
- recherche des informations concernant un patient : lecture des documents ;
- transmission de l’information : orale, écrite, ciblée ;
- modalités d’écriture et de lecture des documents concernant le patient ;
- réunions de transmission, de synthèse, de réflexion autour du patient.
Savoirs pratiques :
Prise de parole en groupe : demander et transmettre de l’information.
Utilisation de logiciels dédiés.
Utilisation du dossier de soins : courbes, diagrammes, descriptions, observations rédigées.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence :
Le rôle de l’ambulancier dans la transmission des informations est approfondi.
Les modalités de transmissions sont étudiées en rapport aux différentes situations professionnelles.
Evaluation
Critères de résultat :
- les informations essentielles relatives à la situation du patient sont recherchées et transmises par écrit et par oral ;
- le secret professionnel et les règles déontologiques sont respectés.
Critères de compréhension :
- l’importance de la transmission des informations et les moyens de l’assurer efficacement sont expliqués ;
- les conséquences d’une mauvaise transmission sont expliquées.
Module 8. Règle et valeurs professionnelles(haut de page)
Compétence.
Organiser son activité professionnelle dans le respect des règles et des valeurs de la profession
Objectifs de formation
Etre capable de :
- prendre en compte les différentes contraintes et responsabilités liées au travail en équipe ;
- organiser son travail au sein de l’équipe et de l’entreprise en fonction des besoins des patients pour optimiser la qualité de la prise en charge ;
- assurer la formation des stagiaires de façon adaptée.
Savoirs associés
Théoriques et procéduraux :
L’organisation du système de santé : les établissements de soins, les services d’urgence, les alternatives à l’hospitalisation.
La chaîne des secours au quotidien et en cas d’urgence. Les plans de secours.
L’organisation de l’aide médicale d’urgence / visite d’un centre de réception et de régulation des appels : rôle et missions des SAMU et SMUR.
Les différentes professions de santé et les limites de leur champ de compétences.
La définition de l’équipe de soins et les responsabilités de chaque acteur.
Notions d’organisation du travail.
Les outils de planification des transports.
Le dossier de transport.
Règles d’organisation de l’activité dans une équipe de soins :
- la journée de travail : actions quotidiennes, à la semaine, au mois... ;
- les rythmes de travail et leur utilité ;
- l’organisation du travail dans un groupe : quand, avec qui, pour quoi faire ;
- législation du travail.
Formation des pairs et règles d’encadrement d’un stagiaire : objectifs de stage, tutorat, évaluation.
Pratiques
Organisation du travail en fonction de la quantité des activités, des urgences, et des priorités.
Planification du travail en fonction du travail des autres membres de l’équipe.
Intégration et positionnement au sein d’une équipe soignante.
Encadrement des stagiaires ou des nouveaux collègues :
- projet d’encadrement ;
- tutorat ;
- évaluation.
Participation à des groupes de travail et contribution à l’élaboration de projets.
Niveau d’acquisition et limites d’exigence :
Le rôle et la participation de chaque membre de l’équipe de travail sont abordés.
Le résultat en terme de production d’un travail d’équipe est analysé et valorisé, les moyens pour y parvenir sont traités.
Evaluation
Critères de résultat :
- l’activité du candidat prend en compte celle des autres membres de l’équipe.
Critères de compréhension :
- l’importance de la prise en compte de l’activité des autres professionnels de l’équipe est expliquée.
Le candidat explique qui sont les membres de l’équipe de travail, quel est son positionnement dans l’équipe et les limites de son champ
d’intervention..
Modalités d’évaluation
L’évaluation joue un rôle essentiel dans la dynamique enseignement-apprentissage. Il importe de veiller à la cohérence de l’évaluation avec les
objectifs de formation.
Les critères d’évaluation sont définis au regard des objectifs de formation, les indicateurs d’évaluation permettent de mesurer l’atteinte des
objectifs pédagogiques fixés dans le cadre du projet pédagogique des instituts.
Pour élaborer les indicateurs d’évaluation, il est nécessaire de :
- délimiter ce qui doit être évalué en raison de sa pertinence par rapport aux compétences visées ;
- sélectionner des modalités d’évaluation qui renseignent valablement sur le niveau d’acquisition réellement attendu chez les étudiants ;
- diversifier les situations d’évaluation ;
- rendre explicite aux étudiants les indicateurs et critères pris en compte pour l’évaluation.
Evaluation des modules de formation
Plusieurs types d’épreuves peuvent être organisés :
- épreuves écrites : questions à réponse ouverte et courte, questions à réponse rédactionnelle, questions à choix multiples, cas cliniques ou
productions écrites. La correction de ces épreuves est assurée par les formateurs de l’institut dont relève le candidat au diplôme et/ou les
enseignants extérieurs à l’école et participant à la formation ;
- épreuves orales : entretien avec un jury sur un sujet, exposé d’un thème. Elles peuvent être individuelles ou collectives. L’évaluation de ces épreuves est assurée par les formateurs de l’institut dont relève le candidat et/ou les enseignants extérieurs à l’école et participant à la formation.
- épreuves pratiques simulées : préparation et réalisation de gestes techniques en salle de travaux pratiques avec usage éventuel de
mannequin. Elles consistent en la participation du candidat à la prise en charge d’un patient en situation fictive. Elles se déroulent en institut
de formation. La durée de l’épreuve pratique est d’un maximum de 30 minutes. Les candidats sont évalués par un ou plusieurs jurys.
Chaque module est validé par au moins deux personnes : un enseignant issu de l’équipe pédagogique et un médecin ou un chef d’entreprise
titulaire du diplôme d’ambulancier et pour le module 2 un représentant du DRASS.
La nature des épreuves d’évaluation et de validation de chaque module de formation est définie dans le tableau récapitulatifci-dessous.
Les modalités d’organisation de ces épreuves sont validées par le conseil technique prévu à l’article 35.
Récapitulatif des modalités d’évaluation et de validation des modules de formation
MODULES ÉPREUVES MODALITÉS COMPLÉMENTAIRES NOTATION
CONDITIONS DE VALIDATION
du module 1: Epreuve pratique simulée en salle : prise en charge d’une détresse vitale
Durée 30 minutes maximum
Organisée par l’institut avec un médecin d’un SAMU ou d’un service d’urgence
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
du module 2: Epreuve pratique simulée en salle : évaluation clinique et soins adaptés
Durée 20 minutes maximum
Organisée sous la responsabilité de la DRASS
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
du module 3: 1 épreuve écrite anonyme et 1 épreuve pratique simulée
Durée 1 heure maximum
Epreuves organisées par l’institut
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
du module 4 : Epreuve pratique simulée de prise en charge d’un patient âgé ou handicapé ou porteur d’un
appareillage médical
Durée de 20 minutes maximum
Epreuve organisée par l’institut
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
du module 5: Epreuve orale à partir d’un cas vécu en stage ou d’une présentation d’un cas concret proposé par l’institut
Durée de 20 minutes maximum
Epreuve organisée par l’institut
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
du module 6: Evaluation au cours du stage en entreprise
Utilisation de la grille d’évaluation
Sous la responsabilité de l’institut et de l’entreprise
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
du module 7: Epreuve orale d’une transmission d’informations à partir d’un cas concret
Durée de 20 minutes maximum
Epreuve organisée par l’institut
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
du module 8: 1 épreuve écrite anonyme : série de questions
(QROC et/ou QCM) et 1 épreuve orale
Durée 1 heure maximum
Epreuves organisées par l’institut
Sur 20 points
Obtenir une note égale ou supérieure à 10 sur 20
Evaluation des stages cliniques
Cursus intégral de formation :
- à chaque stage, les responsables de l’accueil et de l’encadrement de l’élève évaluent son niveau d’acquisition pour chacune des unités de compétences, sur la base des supports d’évaluation prévus en annexe IV du présent arrêté ;
- pour chaque unité de compétences, le niveau de l’élève est évalué à partir de l’échelle de valeur définie dans la grille d’évaluation ;
- au terme des six stages, l’équipe pédagogique réalise le bilan des acquisitions de l’élève en établissant le total obtenu à chaque unité de compétences ;
- chaque compétence est validée si l’élève ambulancier obtient une note au moins égale à la moyenne pour chacune d’elles.
Cursus partiel de formation :
- pour chaque stage correspondant à un module de formation, le candidat est évalué sur son niveau d’acquisition pour la compétence visée, à partir des supports d’évaluation prévus à l’annexe IV du présent arrêté ;
- l’unité de compétences est validée si le candidat obtient une note au moins égale à la moyenne.
Classification et nomenclatures des emplois et des tâches spécifiques
aux personnels des entreprises de transport sanitaire.(haut de page)
Personnel ouvrier.
Ambulancier.
L’ambulancier effectue le transport de malades, blessés ou parturientes avec des véhicules sanitaires
conformément aux dispositions réglementaires et/ou assure la surveillance de la personne pendant le transport,
l’emploi comporte des opérations telles que :
- La conduite des véhicules sanitaires,
- Le relevage, brancardage, le portage, l’assistance et la mise en condition des patients, l’accompagnement de
personne(s) à mobilité réduite.
- La facturation et l’encaissement et ou l’établissement des dossiers administratifs dans le cadre de la
subrogation (et notamment facture ou annexe, prescription médicale ou « Bons d’économats »), qui, par ailleurs,
peut comporter l’établissement des formalités administratives hospitalières nécessaires à l’établissement de
factures et au remboursement du transport,
- Le maintien en ordre de marche et l’entretien du matériel de la cellule sanitaire, dont la literie, au moyen des
produits et matériels adéquats fournis par l’entreprise,
- Les nettoyages intérieur et extérieur ainsi que la désinfection du véhicule et du matériel,
- La vérification et le maintien en ordre de fonctionnement des moyens de communication mis à sa disposition,
- La vérification de la présence dans le véhicule, des documents et équipement réglementaires et/ou spécifiques,
- La vérification du bon état de marche du véhicule et du matériel sanitaire en signalant au responsable les
anomalies constatées, les dépannages courants de ces matériels,
- La rédaction de la feuille de route,
- L’entretien courant des véhicules (la vérification et la pression des pneus et les différents niveaux des
véhicules, le contrôle des graissages et des vidanges afin qu’ils soient faits en temps utiles, les dépannages
courants tels que le changement des fusibles ou des ampoules…),
- D’autre part, en fonction des nécessités du service et en liaison avec la secrétariat, la régulation, ou le chef
d’entreprise, la prise ou la réception des appels téléphoniques pour enregistrer les demandes de transport afin de les satisfaire.
Dans le cadre de ses missions, l’ambulancier doit signaler par écrit à l’employeur ou au régulateur, ou tout
responsable désigné par l’employeur, toute anomalie ou incident constaté sur le véhicule ou les matériels ainsi que toute difficulté rencontrée avec la personne transportée, sa famille ou le personnel des établissements de soins.
Il doit avoir un comportement adapté aux besoins de la clientèle dans le respect des conditions d’exercice normal du métier et des règles de déontologie de la profession.
Il doit en toute circonstance prendre toute mesure pour assurer la sécurité des personnes transportées et la
bonne exécution de la mission. Les opérations ( missions ) exécutées dans le cadre de l’emploi doivent faire l’objet d’un compte rendu, tout particulièrement en cas de difficultés ou incidents rencontrés au cours de l’exécution des missions.
Lorsque l’ambulancier fait partie d’une équipe médicale, il exécute toutes les tâches qui lui sont demandées par les membres de l’équipe médicale et doit se conformer à ses directives sans, toutefois, accomplir d’actes médicaux qui sont du seul ressort de l’infirmier(e) ou du médecin.
L’emploi d’ambulancier nécessite la possession du permis de conduire conformément aux dispositions
réglementaires.
Dans le cadre de ses fonctions, l’ambulancier peut être amené, à titre accessoire et non habituel, à effectuer
d’autres opérations que celles du transport sanitaire telles que les transports d’enfants, les missions d’assistance ou d’assurance, les missions de « patrouilleurs » ou la mise à disposition de personnel ambulancier (manifestations sportives ou culturelles, notamment ) .... etc
Les personnels ambulanciers peuvent, par ailleurs, être amenés à effectuer, à titre habituel, une ou plusieurs des
tâches énumérées dans la nomenclature des tâches ci-dessous, sous réserve que leur contrat de travail, ou un
avenant à celui-ci, le prévoit et qu’ils remplissent les conditions indispensables à l’exercice de ces dernières, (
possession de titres ou diplômes ou suivi des formations requises notamment).
Nomenclature des tâches liées aux activités annexes des entreprises.
• La régulation c’est à dire :
- Coordonner l’ensemble des mouvements des véhicules et des personnels en fonction de l’organisation du planning et des impératifs de l’exploitation, (service à la demande, anomalies).
- Apporter toute information ou précision nécessaire à la compréhension et à la bonne exécution des missions.
- Assurer la liaison permanente avec les équipages en concertation avec le chef de bord.
- Assurer la liaison permanente avec la clientèle et informer la hiérarchie des éventuelles difficultés rencontrées
au cours des prestations.
- Optimiser les trajets et itinéraires des véhicules.
- Centraliser et transmettre les éléments de facturation (dont en particulier, factures et/ou annexes,
prescriptions médicales « bons d’économats ».
• Conduite de tous véhicules non sanitaires de moins de 10 places.
• Matériel médical : transport, livraison, installation et entretien.
• Taxi, ( titulaire du Certificat de Capacité de Taxi ).
• Funéraire : tâches d’exécution ( transport de corps, porteurs ).
• Autres activités funéraires.
• Mécanique, réparation automobile.
L’accomplissement des tâches susvisées, donne lieu à un complément de salaire dans les conditions définies à
l’article 12-5 de l’accord du 04 Mai 2000 , étendu le 30 Juillet 2001.
L’emploi des personnels ouvriers - Ambulanciers Roulants – comporte Deux niveaux.
Emploi référence A : ambulancier, 1er degré.
Fin de scolarité obligatoire niveau 6 ou 5 bis de l’éducation nationale.
( Personnel diplômé AFPS, BNS, BNPS, ou personnel non diplômé ).
Emploi référence B : ambulancier, 2éme degré.
Fin de scolarité obligatoire niveau 5 bis de l’éducation nationale,
( Personnel titulaire du certificat de capacité d’ambulancier, CCA ou équivalent ).
La feuille de route hebdomadaire individuelle, telle que prévue à l’Arrêté du 19 Décembre 2001 est
obligatoirement remplie et signée du salarié, ambulancier roulant, et remise au chef d’entreprise en fin de
service, puis en fin de semaine.
D’autres tâches annexes peuvent être exécutées, le salarié respecte les termes de son contrat de travail et de
l’éventuel règlement intérieur propre à l’entreprise. (haut de page)
Copyright © 2005-2006 - Devenir_ambulancier.com v.2.0 - Tous droits réservés. Contact